Le carrelage et la faïence déposés relèvent de la famille Gravats de la collecte en camionnette, puisque la céramique figure dans sa définition, à côté du béton, de la brique et du ciment. La seule condition est que rien d'autre n'entre dans le sac : ni plaque de plâtre, ni bois, ni plastique.
Sur un chantier de carreleur, la dépose ne produit presque jamais un seul matériau. Sous les carreaux se trouvent la colle, souvent une chape ou un ragréage, parfois un ancien revêtement, et sur les murs la faïence tient parfois sur une plaque de placo. Tout ce qui est minéral et lourd part avec les gravats, le reste se sépare au fil de la dépose plutôt qu'au moment de charger.
Un sac de chantier de 60 litres rempli de gravats pèse environ 25 kg, et des carreaux sont bien plus denses qu'un enduit gratté. C'est pourquoi on les remplit à moitié, comme le font les professionnels. Les gravats n'existent d'ailleurs qu'au sac : cette famille ne se commande pas en vrac, la collecte de sacs et de vrac en camionnette compte donc chaque sac séparément.

Séparer les flux en amont est le premier levier d'économie sur ce service. Dès qu'un déchet non inerte, comme une plaque de plâtre ou une plinthe en bois, se glisse dans un sac de carrelage, tout le lot bascule en « Mélangés », le tarif le plus élevé, alors qu'un sac de gravats propre est facturé bien moins cher.
Le plâtre suit sa propre filière de valorisation : une plaque de BA13 qui portait de la faïence ne va jamais avec les gravats, même si elle est encore collée au mur. Les plinthes en bois relèvent de « Bois bâtiment », alors que les palettes de livraison rejoignent « Bois autre ». Les cartons de carreaux neufs partent en vrac dans la famille Emballages.
Ce tri ne demande ni matériel ni temps supplémentaire, à condition de le prévoir avant de démarrer. Trois ou quatre sacs marqués au feutre et posés dans la pièce dès le premier jour suffisent. Le carreleur qui trie en déposant ne perd rien, celui qui trie après coup, sur un tas mêlé, y passe une heure que personne ne lui paiera.
La colle cimentaire et le ragréage durcis, encore accrochés aux carreaux ou raclés au sol, partent avec les gravats, car ce sont des matériaux à base de ciment. Les pots de colle ou de résine, eux, relèvent d'une filière dédiée et ne s'ajoutent pas à un sac standard.
Le cas des sacs de mortier ou de colle en poudre entamés est plus délicat. Une poudre qui n'a pas pris n'est pas un gravat, elle se déchire, se disperse et craint l'humidité. Le plus simple est de le signaler au moment de la demande de devis : ce point fait l'objet d'un chiffrage spécifique, plutôt que d'être rangé d'office dans une famille qui ne lui correspond pas.
Les pots de colle, les résines et les mastics relèvent de filières spécifiques, comme les solvants ou les peintures. Ce n'est pas un refus : Les Ripeurs orientent ces déchets vers la bonne filière sur devis, tout comme l'évacuation de déchets amiantés quand un ancien sol cache des dalles ou des colles à faire diagnostiquer. Les mettre de côté dès la fin du travail évite de déclasser un sac de gravats propre.
Le volume dépend surtout de la dépose : refaire un sol ou des murs produit bien plus de déchets qu'une pose en neuf, qui ne laisse que des chutes, des emballages et des fonds de sacs. Le repère fiable est le sac de 60 litres, environ 25 kg de gravats, qui se compte à l'unité dans l'application.
Une dépose de sol carrelé donne d'abord des carreaux, puis la colle raclée, parfois la chape. Comme le carrelage est dense, quelques sacs pèsent vite lourd : compter en sacs plutôt qu'en mètres cubes évite de se tromper sur un déchet qui ne s'entasse pas comme du bois.
Une pose neuve produit l'inverse : des chutes de coupe, des seaux vides, des cartons et des fonds de mortier, donc un volume plus léger réparti sur plusieurs familles. Là, le tri compte davantage que le poids, parce que les emballages partent en vrac au mètre cube alors que les chutes de carreaux restent des gravats au sac. Une salle de bains complète ajoute souvent un bac à douche, compté comme encombrant à l'objet, ou une baignoire, encombrant lourd ou volumineux.
Les équipes des Ripeurs peuvent aller chercher les sacs à l'étage, en cave ou en cour d'immeuble, avec un supplément de manutention qui dépend de la configuration. Le carreleur n'a donc pas à descendre à la main des sacs de 25 kg dans une cage d'escalier étroite.

Descendre vingt sacs d'un quatrième étage sans ascenseur prend environ une heure et laisse une équipe fatiguée pour le reste de la journée. C'est une heure passée à porter au lieu de poser. En copropriété s'ajoutent les escaliers à protéger, l'ascenseur parfois interdit aux gravats, les horaires de chantier et les salissures dans les parties communes.
Quand le portage n'est pas envisageable, un monte-charge peut être loué, comme option à valider selon la configuration du chantier. Les Ripeurs se chargent de l'autorisation de voirie et de la coordination, sans démarche en mairie pour le client. Il peut même rester après la collecte pour monter les carreaux, les sacs de mortier et la colle de la phase suivante, comme le détaille l'article sur le monte-charge pour évacuer les déchets de chantier.
La camionnette convient aux chantiers de carrelage à petit volume, de quelques sacs à quelques mètres cubes, quand il n'y a ni place ni autorisation de voirie pour déposer une benne. Au-delà, ou pour un chantier qui produit des déchets en continu pendant plusieurs jours, la benne devient plus économique.
Poser une benne sur la voie publique suppose une autorisation de stationnement, qui demande parfois jusqu'à trois semaines selon la commune. Une benne se remplit en outre par le client, donc avec des bras mobilisés, alors que la camionnette inclut le chargement par notre équipe. Enfin, dans une benne de gravats, dix sacs de déchets mélangés sur quatre-vingt-dix suffisent pour que toute la benne passe au tarif des déchets mélangés.
Le carrelage étant un déchet dense, le point de bascule vers la benne arrive plus tôt que pour du bois ou des cartons : ce n'est pas le volume qui décide, mais le volume rapporté à la nature du déchet. Pour les gros volumes, la location de benne reste la bonne réponse, et l'évacuation de big bags convient aux résidus déjà conditionnés. Pour arbitrer sans deviner, l'article sur l'évacuation de déchets de chantier en vrac détaille les repères.
Commander se fait depuis un téléphone, entre deux joints, en six étapes. La première ouvre un compte gratuit et la dernière valide la commande, avec au milieu le détail des sacs par famille, l'adresse, le mode de mise à disposition et le créneau.

L'application donne immédiatement et gratuitement une estimation adaptée au chantier, avant tout engagement. Elle convient aussi bien à une intervention ponctuelle, comme une salle de bains, qu'à des enlèvements réguliers pour un carreleur qui enchaîne les chantiers. Choisir le chargement par vos soins ouvre droit à une remise sur la part déchets de la facture, le transport restant inchangé.
Les Ripeurs proposent l'évacuation de sacs à gravats et de déchets en vrac en 3 heures, selon les créneaux disponibles et la zone. Le carreleur n'a rien à organiser : il poursuit sa pose pendant que l'intervention se déroule en cinq temps.
L'appel préalable permet de continuer à travailler au lieu d'attendre, et le BSD alimente directement le registre de déchets sans relance. Pour un artisan qui doit justifier de la destination de ses gravats, c'est un document que ni un dépôt informel ni un passage en déchetterie ne fournit avec cette régularité.
Le prix d'une collecte en camionnette se compose de deux parties : un forfait de transport, fixe pour une intervention et dépendant de la zone du chantier, puis le traitement des déchets, compté au sac, au mètre cube ou à l'objet selon la famille. Le service est proposé en Île-de-France et dans la métropole de Lyon.
Le total varie ensuite avec quatre éléments : le tri fait en amont, le mode de mise à disposition, les contraintes d'accès et la présence d'encombrants. Des carreaux triés dans des sacs de gravats propres coûtent nettement moins que le même volume mêlé à du plâtre et du bois, puisque tout le lot passerait alors en « Mélangés ».
Un supplément de manutention peut s'appliquer en cour ou à l'étage, selon l'étage, l'ascenseur, la distance de portage et le volume. Il n'entre pas dans la grille standard : décrire sa configuration lors de la demande permet d'obtenir un prix sans surprise. Pour comprendre la facture, l'article sur le paiement et la facturation de la collecte détaille chaque ligne.
Aucun tarif n'est figé dans cet article : les montants évoluent selon la zone et la famille de déchet. Vous pouvez simuler votre prix sur l'application Les Ripeurs avant de commander, sans engagement et sans attendre un rappel.
Oui, le carrelage et la faïence se mettent dans un sac de gravats, entiers ou brisés, tant qu'aucun autre matériau ne s'y mêle. Un carreau cassé en dix morceaux reste un gravat. Ce qui change la facture, c'est ce qui l'accompagne : plâtre, bois ou plastique dans le même sac.
Le prix de l'évacuation de carrelage dépend de la zone du chantier, du nombre de sacs de gravats et des contraintes d'accès. L'application Les Ripeurs affiche le montant avant la validation de la commande, sans engagement, ce qui permet de comparer avec une benne avant de choisir.
Oui, la collecte en camionnette est ouverte aux particuliers comme aux artisans, entreprises du bâtiment, syndics et gestionnaires. Un carreleur crée un compte gratuit sur l'application, renseigne ses déchets et choisit un créneau, exactement comme un particulier qui refait sa salle de bains.
Oui, Les Ripeurs transmettent la facture et le BSD, le bordereau de suivi des déchets, sous 24 heures après l'enlèvement. Ce document permet de suivre l'orientation des déchets, même pour de petits volumes, comme l'explique l'article sur la traçabilité des déchets en petits volumes.
Non, la collecte en camionnette n'exige pas l'autorisation de voirie qu'une benne posée durablement sur la chaussée demande. C'est l'une des raisons pour lesquelles elle convient aux chantiers en ville où la place manque, y compris quand les sacs attendent au pied d'un immeuble.
Pour prolonger la lecture, ces guides couvrent les autres questions d'un chantier de rénovation :
Selon le volume et la nature du chantier, d'autres solutions des Ripeurs prennent le relais :
Vos déchets collectés par Les Ripeurs, c'est tout bénef pour vous comme pour la planète : un service de qualité, à petit prix et avec une revalorisation optimale des matériaux.